Une découverte de l'art dans différentes cultures et époques
L’art inuit est intimement lié à l’histoire de ses créateurs puisque les premières manifestations artistiques du monde arctique sont le fruit de la culture de Dorset et de Thulé. Les recherches archéologiques ont misent à jours des objets d’utilité et d’agrément sculptés dans la pierre, l’ivoire, l’os ou l’andouiller. Ces objets, faciles à transporter sont imprégnés de magie superstitieuse. Ils jouaient un grands rôles dans les rites chamaniques.
L’apprentissage de la sculpture se fait de génération en génération par imitation.
Avec l’arrivée des blancs l’économie de subsistance autarcique des Inuit disparaît peu à peu. Les pelleteries, vêtements, produits locaux et surtout les miniatures deviennent une monnaie d’échanges contre le tabac, l’alcool, les fusils et autre articles de chasse. Dans le seul but de satisfaire le goût et la curiosité des marchands, les objets de troc sont fabriqués exclusivement en ivoire de morse et de narval. La représentation est de même limitée aux modèles réduits de campements, d’iglous ou d’animaux familiers.
La reconnaissance des créations inuit en tant qu’art est très récente puisque les premières oeuvres sont exposées à Montréal en 1930. L’art inuit est alors progressivement envisagé par les instances gouvernementales canadiennes comme une solution viable au problème de dépendance des Inuits.
Gouvernements et passionnés se mobilisèrent dans les années soixante pour la mise en place de coopératives, ce qui permit aux œuvres arctiques d’être considérées et vendues à leur juste valeur dans le monde entier.
Désormais il existe de nombreux musées dédiés à cet art, les artistes peuvent donner libre cours à leur sensibilité et leur imagination.